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La plus forte baisse jamais enregistrée de la confiance économique: l’enquête économique de l’ACCA et de l’IMA

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Une faible croissance économique mondiale semble probable pour le reste de 2022, selon la dernière édition de l’enquête sur les conditions économiques mondiales (GECS) de l’ACCA (l’Association des comptables agréés agréés) et de l’Institut des comptables en management (IMA).

Le nouveau rapport indique que la confiance économique des professionnels de la finance et des comptables en Amérique du Nord est revenue aux niveaux observés au plus fort de la pandémie de Covid-19 en 2020. La confiance a chuté en Asie-Pacifique (-20) et en Asie du Sud (-30), après la hausse de l’enquête précédente.

La baisse de la confiance et des commandes dans les GECS d’Asie du Sud était globalement conforme à la moyenne mondiale pour le trimestre. En Inde, la plus grande économie de la région, la banque centrale a relevé les taux d’intérêt de 4% à 4,9% depuis mai alors qu’elle est aux prises avec une inflation qui atteint 7%. Dans toute la région, le prix des principales importations telles que les carburants et les huiles comestibles a fortement augmenté à la suite de la guerre en Ukraine. Les conséquences de la pandémie et de la guerre seront une augmentation significative du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, selon l’enquête.

L’enquête sur les conditions économiques mondiales (GECS) du deuxième trimestre, menée à la mi-juin, a mis en évidence une détérioration décisive des perspectives économiques mondiales.

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Capturant les effets des problèmes géopolitiques et de la flambée de l’inflation dans une grande partie du monde, tous les principaux indicateurs mondiaux ont chuté dans l’enquête du deuxième trimestre. La baisse de la confiance mondiale est particulièrement forte, même si le niveau reste au-dessus du point bas atteint au plus fort de la pandémie de Covid-19.

Les indicateurs plus étroitement liés à l’activité économique – commandes, emploi et dépenses en capital – ont également chuté au deuxième trimestre, mais plus modestement que la confiance. La conclusion de cette GECS est que, alors que les risques d’une récession mondiale ont augmenté, le résultat le plus probable est celui d’une croissance faible pour le reste de cette année.

La plus forte baisse de confiance s’est produite au Moyen-Orient, une région plus exposée aux échanges avec la /l’Ukraine, tandis que l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest ont surtout enregistré de fortes baisses en raison de fortes hausses de l’inflation ces derniers mois. Ce n’est qu’en Amérique du Nord que la confiance est revenue aux niveaux observés au plus fort de l’incertitude économique en 2020. Ailleurs, les baisses de confiance étaient encore importantes, mais plus modestes.

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Dans une liste des principales préoccupations depuis l’enquête du premier trimestre, les professionnels de la finance ont échangé leurs inquiétudes concernant Covid contre des inquiétudes concernant l’inflation et la hausse des taux d’intérêt. Mais pour le troisième GECS consécutif, les pénuries d’approvisionnement et les problèmes de chaîne d’approvisionnement sont restés le risque le plus élevé. Espérons que cette question s’estompera au fur et à mesure que 2022 avance.

Mais alors que les risques ont augmenté, tout indique qu’une récession mondiale sera évitée. Si les perspectives se sont assombries, la baisse de confiance est bien plus importante que la baisse annoncée des commandes. En effet, les commandes – un indicateur avancé de l’activité économique – sont supérieures à leur moyenne à long terme. L’indice de l’emploi est également bien au-dessus de sa moyenne de long terme, malgré une baisse au deuxième trimestre. Les marchés de l’emploi sont tendus et l’emploi augmente dans de nombreuses économies, ce qui compense en partie les effets de la forte inflation sur les revenus réels.

Cependant, alors que la confiance des professionnels de la finance a fortement chuté, le niveau de confiance mondial reste au-dessus du point bas atteint au plus fort de la pandémie de Covid-19, selon l’enquête.

–IANS

san/dpb

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