Internet, depuis le début ou presque de sa création, a toujours été libre et gratuit. C’est la promesse qui a été plus ou moins faite au lancement de ce dernier. Hors, nous arrivons au bout de ce système : l’ensemble du web est financé via des publicités gratuites.

Avec l’arrivée des blogueurs de pub comme Adblock, beaucoup de médias sur le web ont vu leurs ressources fondre comme neige au soleil. Certains se sont insurgés contre les vilains méchants utilisateurs d’Adblock, d’autres ont fermé leurs sites web ou ont été racheté et certains autres ont essayé d’imaginer d’autres méthodes de financement, comme un accès un premium à leurs sites. Mais si tout le problème venait du fait que le financement du web est à la fois dépendant de la publicité, et donc de ses très nombreux abus, mais surtout que les médias sont totalement dépendants du bon vouloir et de la toute puissance de Google ?

Le financement par la publicité

Au début de l’ère d’internet, l’ensemble des sites étaient faits par des amateurs et pour des amateurs, hors cela a changé vers la fin des années 90 avec la professionnalisation du web. Afin de financer leurs sites, ces derniers se sont tous tournés vers la publicité afin d’assurer un moyen de financement facile à mettre en place.
Beaucoup de gens  qui ne connaissent pas cet univers s’imaginent que mettre des encarts publicitaires dans son site peut rapporter gros facilement. Grossière erreur ! On a tous dans l’idée, et notamment à cause des chaines de télévision, que cela  rapporte un joli pactole pour chaque clic sur une pub. Hors, le paiement de l’immense majorité des pubs sur le web se fait soit au clic (CPC) ou à l’affichage (CPM) Pour ces deux techniques, on va dire que, pour des milliers de pages vues, on peut compter sur quelques centimes d’euros ! Ca laisse rêveur, non ?

L'exemple typique de clickbait

L’exemple typique de clickbait

Le pire, dans cette pratique, consiste à multiplier les pages et peu importe leur contenu ! C’est ainsi que l’on voit pour certains événements comme les événements high-tech par exemple, des dizaines d’articles qui pourraient être résumés en un seul. Ou alors des sites d’actualité qui pratique le « clickbait » une technique qui consiste à faire le plus de clicks possibles quoi qu’il en coûte. De nombreux sites pratiquent cette technique avec un titre racoleur qui vous pousseront à clicker, même si l’article en question ne répond en rien au titre annoncé. Ainsi, ces sites web ne sont à l’écoute que d’une chose : la rentabilité à tout prix, plutôt que la qualité du contenu créé ! C’est à se taper la tête contre les murs de voir qu’un titre d’article racoleur écrit en 5 minutes fera exploser les stats d’un site plutôt qu’un article de fond qu’un rédacteur a pris plusieurs jours à écrire.

A noter également, l’emergence d’accords obscurs entre les youtubeurs et certaines marques…. Ainsi, certaines chaines YouTube sont « arrosées » par les marques afin que ces derniers parlent de leurs produits (de façon positive bien entendu). Cette technique, officiellement appelée contenu sponsorisé, est puni par la loi depuis quelques mois et il est obligatoire de le signaler sur chaque vidéo publiée. Cependant, certains ne se donne pas cette peine, notament un certain Cyprien avec sa chaine centrée sur les jeux vidéos, Cyprien Gaming.
Cette technique est également utilisée avec divers sites web….. Cela encore à cause d’un système de financement qui n’est pas efficace.

La toute puissance de Google et du SEO

La publicité n’est pas le seul aspect à prendre en compte lors de la création et donc du financement d’un site. Il y a aussi le SEO de Google. Le SEO (Search Engine Optimization), aussi appelé l’art de plaire à Google, est une technique obscure qui n’est pas officiellement définie. En effet il y a juste des études sur ce sujet avec des recommandations qui devraient plaire à Google. La technique SEO permet d’être mieux référencé chez Google mais aussi ses concurrents. Il est tout à fait normal de vouloir être bien référencé afin d’avoir davantage de visiteurs. En revanche, c’est un gros problème lorsque que l’entreprise américaine impose des règles pour satisfaire les robots de Google et rendre illogique l’organisation d’un site ou la lecture d’un article.
Seo-Google

Vous ne voulez pas les respecter ? Libre à vous, mais le nombre de vos visiteurs va s’écrouler tout comme le financement de votre site via la publicité….
Une fois encore les éditeurs de sites se soumettent pour avoir leur financement et un web bien organisé selon Google. Le pire dans l’histoire ? On ne peut strictement rien faire.

Un financement via des moyens alternatifs

Avec le temps, le financement via la publicité n’est devenu rentable que pour des sites faisant une audience énorme. Plusieurs moyens alternatifs ont donc vu le jour.
Les liens par affiliation permettent aux éditeurs de sites de percevoir un pourcentage d’un produit mis en vente avec un partenaire marchand, comme Amazon. Là encore des pratiques obscures ont vu le jour, avec des partenariats avec des entreprises qui pratiquaient uniquement les pourcentages les plus hauts du marché ou alors avec des prix anormalement élevés ! Cette technique permet de supprimer la publicité mais doit être utilisée en toute transparence, comme c’est le cas sur Attractive Area.
contenu-premium-gamekultUne seconde technique a vu le jour, avec la création d’une zone premium pour certains sites. Cette technique crée soit une zone payante pour certains articles, soit un nombre d’articles payants qui peuvent être consultés  via un abonnement mensuel. Elle est utilisée par les grands médias nationaux, comme Le Monde par exemple et d’autres sites web à la réputation plus modeste l’ont également incorporée. (Gamekult, Next Inpact)
Cette méthode de financement est, à l’heure actuelle selon moi, la meilleure façon de financer un site web. Elle permet d’avoir une indépendance totale, de ne pas se soumettre totalement à Google et permet de se libérer de toutes les techniques autour de la publicité.

L'abonnement Premium chez Nextinpact

L’abonnement Premium chez Nextinpact

Le seul hic, c’est que la majorité des internautes n’imagine pas une seule seconde devoir payer pour un contenu. Tout a toujours  été gratuit, pourquoi payer maintenant ?
Tout le monde sur Internet a toujours tout eu gratuitement. Si des sites en partie payants voyaient le jour, c’est serait juste pour s’en mettre plein les poches. Mais le tout gratuit a bien des défauts : traçage de votre historique et de vos cookies, prise de vos données personnelles qui seront ensuite revendues à des entreprises pour créer des fiches client…. Une certaine phrase dit : Si c’est gratuit, c’est vous le produit ! À méditer…Payer quelques euros pour un site que l’on consulte quotidiennement, lui permet d’avoir son indépendance et la possibilité de créer toujours plus de contenu, de qualité et d’originalité… : le jeu en vaut alors la chandelle.

La méthode parfaite reste à inventer

La solution idéale n’existe pas encore. Le contenu premium est la solution la plus envisageable à l’heure actuelle. J’espère en tout cas que le secteur du web réussira à inventer une méthode efficace qui permettra d’assurer la pérennité de certains sites web qui le méritent.

Le monde du web saura t-il créer un système de financement fiable et équitable ?

Le monde du web saura t-il créer un système de financement fiable et équitable ?

Pour conclure, Attractive Area est financé essentiellement par les liens affiliés. Nous avions mis en place au tout début la publicité, que nous avons supprimé. Nous l’avons supprimé car les gains gagnés étaient ridiculement bas et en prime, nous souhaitions offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Nous ne mettrons pas en place de contenu premium car nous n’avons pas de moyens necessitant la mise en place d’une zone payante. De plus, je considère que mettre en place une zone payante ne doit être fait que si le site dispose d’une  forte progression ainsi que d’une grosse communauté, ce qui n’est pas notre cas à l’heure d’aujourd’hui. Pour plus d’informations sur notre financement c’est par ici.

La fin du web financé par la publicité
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