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Emmanuel Macron contesté par l’extrême droite alors que les Français votent pour le président

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Les électeurs français se sont rendus dimanche dans les bureaux de vote du pays pour le premier tour de l’élection présidentielle du pays, qui a semblé pendant des mois comme un shoo-in pour le président français Emmanuel Macron, mais qui est maintenant un tirage au sort au milieu d’un défi de taille de l’extrême droite Marine Le Pen.

Macron, un centriste, demande aux 48 millions d’électeurs français un deuxième mandat de cinq ans, mais il y a 11 autres candidats et l’apathie généralisée des électeurs se dresse sur son chemin.

De nombreux Français reprochent également à Macron de ne pas en faire assez pour les aider à faire face à la flambée des coûts de la nourriture, du carburant et du chauffage, ou disent qu’il a ignoré les préoccupations intérieures alors qu’il se concentrait sur la guerre en Ukraine.

Alors que la guerre fait rage à la frontière orientale de l’Union européenne, cette élection présidentielle française a des implications internationales importantes, notamment le potentiel de remodeler l’identité française d’après-guerre et d’indiquer si le populisme européen est en hausse ou en déclin.

La France est la deuxième économie du bloc des 27 membres après l’Allemagne, la seule avec un veto au Conseil de sécurité de l’ONU et sa seule puissance nucléaire.

Et alors que le président russe Vladimir Poutine poursuit son assaut militaire contre l’Ukraine, la puissance française contribuera à façonner la réponse de l’Europe. Macron est le seul candidat à la présidence à soutenir pleinement l’alliance militaire de l’OTAN.

Les deux premiers votants lors des élections de dimanche se qualifieront pour un second tour décisif le 24 avril, à moins qu’un candidat n’obtienne plus de la moitié des voix nationales dimanche, ce qui ne s’est jamais produit en France.

La France applique un système manuel dans lequel les électeurs sont obligés de voter en personne. Les personnes qui ne peuvent pas le faire peuvent prendre des dispositions à l’avance pour autoriser quelqu’un d’autre à voter pour elles.

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Emmitouflés contre le froid d’avril, les électeurs se sont alignés dimanche dans un bureau de vote du sud de Paris avant même son ouverture.

Une fois à l’intérieur, ils ont placé leurs bulletins de vote en papier dans des enveloppes, puis dans une boîte transparente, beaucoup portant des masques ou utilisant du gel pour les mains dans le cadre des mesures COVID-19. Dans la banlieue parisienne de Saint-Denis, un petit garçon a attendu patiemment que son père remplisse à la main son vote à bulletin secret.

Les sondages dimanche clôturent à 19 heures (17h00 GMT) dans la plupart des endroits et une heure plus tard dans certaines grandes villes.

À midi, un peu plus d’un quart de l’électorat français avait voté, en légère baisse par rapport aux élections précédentes. Les experts avant le vote ont suggéré qu’un faible taux de participation pourrait nuire aux chances de Macron, mais cela pourrait également nuire à Le Pen.

De nombreux candidats à la présidence se sont rendus tôt dans leurs propres bureaux de vote. Valérie Pécresse du Parti républicain conservateur a voté à Vélizy-Villacoublay, au sud-ouest de Paris.

Le Pen s’est présenté à Henin-Beaumont, une ville du nord de la France en difficulté, tandis que Macron et sa femme ont voté au Touquet, une station balnéaire de la Manche.

Le brandon d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, l’un des six candidats de gauche, a connu une remontée tardive dans les sondages. L’expert d’extrême droite Eric Zemmour et la maire de Paris Anne Hidalgo des socialistes sont entre autres en lice pour être installés à l’Elysée présidentielle.

Macron pendant des mois a ressemblé à un shoo-in pour devenir le premier président français en 20 ans à remporter un second mandat.

Mais ce scénario s’est évaporé dans les dernières étapes de la campagne alors que la douleur de l’inflation et la hausse des prix de l’essence, de la nourriture et de l’énergie sont devenues le thème dominant des élections pour de nombreux ménages à faible revenu. Ils pourraient conduire de nombreux électeurs dimanche dans les bras de Le Pen, l’ennemi politique de Macron.

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En 2017, Macron a battu Le Pen par un glissement de terrain pour devenir le plus jeune président moderne de France.

La victoire de l’ancien banquier aujourd’hui âgé de 44 ans a été considérée comme une victoire contre la politique populiste et nationaliste, à la suite de l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et du vote de la Grande-Bretagne pour quitter l’Union européenne, tous deux en 2016.

Alors que le populiste Viktor Orban a remporté un quatrième mandat consécutif en tant que Premier ministre hongrois il y a quelques jours à peine, les regards se sont maintenant tournés vers les candidats d’extrême droite résurgents en France, en particulier le chef du Rassemblement national Le Pen, qui veut interdire le foulard musulman dans les rues françaises et les bouchers halal et casher, et réduire drastiquement l’immigration extra-européenne.

Si Macron gagne, cependant, cela sera considéré comme une victoire pour l’UE, qui a fait preuve d’une rare unité ces derniers temps en répondant à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les observateurs disent qu’une réélection de Macron signifierait une réelle probabilité d’une coopération et d’un investissement accrus dans la sécurité et la défense européennes, en particulier avec un nouveau gouvernement allemand pro-UE.

La guerre de la Russie en Ukraine a donné à Macron l’occasion de démontrer son influence sur la scène internationale et de redorer son blason pro-OTAN dans les débats électoraux.

Alors qu’il soutient pleinement l’OTAN, d’autres candidats ont des opinions divergentes sur le rôle de la France au sein de l’alliance. Mélenchon fait partie de ceux qui veulent abandonner complètement l’OTAN, affirmant qu’elle ne produit que des querelles et de l’instabilité.

Une telle évolution porterait un coup dur à une alliance construite pour protéger ses membres lorsque la guerre froide a émergé il y a 73 ans.

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