Guerilla Games, l’éditeur qui s’est fait connaitre grâce à la saga Killzone, a surpris tout le monde lors de la présentation d’Horizon Zero Dawn. Ce jeu d’action-aventures aux allures de RPG tient-il toutes ses promesses comme le suggère son succès commercial ?

Scénario façon CD Projekt, l’un des plus beaux jeux de PS4 à ce jour

Le jeu démarre avec le personnage d’Aloy, une jeune femme dont la naissance est un mystère et qui a été élevée par Rost, un homme exclu de la tribu Nora. L’action se déroule sur Terre, un millier d’années après notre époque. La civilisation humaine s’est effondrée, seules quelques tribus (sur)vivent dans un univers hostile où les machines ont le contrôle de la plupart des territoires.

Voilà pour le pitch de base. Cet Horizon Zero Dawn est avant tout une aventure réussie, qui repose sur la découverte d’un environnement et de son histoire. Avec une première partie un peu avare en révélations, la suite permet en revanche de suivre une quête riche d’informations sur le passé de la planète et les origines d’Aloy mais également le futur de ces deux derniers.
La richesse et la variété de l’environnement sont l’une des forces du jeu de Guerilla Games. Horizon Zero Dawn est un jeu sublime, parfaitement optimisé sur PS4, qui saura émerveiller les amateurs de nature brute. Vous déambulerez sur des montagnes enneigées, passerez par des déserts arides ou encore des forêts luxuriantes.

Vaste open world façon Far Cry teinté de RPG

Concernant le gameplay, il s’agit plus d’un action-RPG façon open world. En clair, on retrouve l’influence des jeux Far Cry d’Ubisoft. Le joueur aura des multiples zones à nettoyer d’ennemis, différents points de sauvegarde à utiliser ou des tours à grimper. On pourrait craindre que ces aspects de gameplay soient répétitifs mais ça n’est pas le cas. Les développeurs ont réussi à manier un subtil dosage entre tous ces éléments afin que l’ensemble ne soit pas redondant pour le joueur et garde l’aspect aventure de l’opus au premier plan. En jouant à ce jeu, je n’ai pu m’empêcher de ressentir, à un degré moindre, le sentiment que j’ai eu en jouant à The Witcher 3. Une véritable aventure bien dosée, dont même les quêtes annexes restent en lien avec l’histoire afin de l’enrichir et non pas de la transformer en un immense bac à sable. L’ensemble est cohérent : si une quête est présente, elle est véritablement en lien avec l’aventure, et pas juste pour rallonger la durée de jeu de façon artificielle afin de contenter le marketing d’une exclue Sony.

L’aspect RPG est subtilement mis en avant mais guère plus, pour ne pas perdre en route ceux qui y sont réfractaires. Vous aurez ainsi à fouiller pendant votre parcours afin de pouvoir krafter des potions, de multiples flèches ou pièges destinés à vous aider dans votre quête. L’expérience acquise permet également de faire évoluer votre personnage en fonction de votre progression. De nombreux objets seront à récupérer sur vos ennemis et les machines qui vous aurez destiné à la casse. Vous pourrez ainsi faire du troc afin d’améliorer votre équipement.

Parlons du focus. Il s’agit d’un petit appareil qu’Aloy a récupéré quand elle était petite. Cet artefact mystérieux, qui a la forme d’une oreillette, permet d’analyser l’univers qui entoure le personnage. Il va s’avérer être un précieux allié et vous permettre de découvrir les failles des ennemis que vous affrontez, de se la jouer Sherlock Holmes afin de résoudre des énigmes ou encore de découvrir de nombreuses informations sur la précédente civilisation. A noter que, dans ce cas, vous pourrez passer un certain temps à fouiller des zones entières.
Grâce à ce focus, vous pourrez choisir de la jouer façon infiltration et ainsi abattre discrètement vos ennemis (de loin ma technique favorite par rapport au mode « je fonce dans le tas »). Les affrontements face aux machines sont très bien pensés, ces robots étant particulièrement coriaces. Il vous faudra être précis dans le timing de vos mouvements et veiller aussi à bien gérer l’espace, sous peine de défaite cuisante. Libre à vous de choisir de les pirater, toujours grâce au focus, ou alors de les ligoter, d’utiliser la fronde ou les pièges que vous aurez confectionnés. Pour les combats contre les humains, en revanche, cela s’avère nettement moins réussi à cause d’une IA souvent partie cueillir des champignons.

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Dialogues et animations en retrait

Comparé aux cadors du secteur, les animations et les dialogues font partie des éléments décevants d’Horizon Zero Dawn. Pour les dialogues, vous disposerez de plusieurs choix, avec trois approches différentes : intelligence, impulsivité et compassion. L’écriture de ces dialogues n’est pas des plus limpides. On les oubliera facilement, même s’ils pourront avoir un impact non négligeable pour certains PNJ et personnages secondaires. Heureusement la personnalité d’Aloy, qui n’est pas caricaturale et révèle un caractère bien trempé, tire le jeu vers le haut à elle toute seule. Les animations des visages, par contre, frisent le néant. Nous sommes loin des jeux développés par CD Projekt ou Bioware. C’est bel et bien cet aspect qui sépare l’opus de Guerilla Games des très grands jeux de rôles. A noter : une bande-son magistrale qui permet de saisir tous les aspects de l’aventure et de son environnement. Un élément indispensable pour tout jeu d’action-RPG digne de ce nom. Etant donné la fin d’Horizon Zero Dawn, il ne fait guère de doute qu’un second épisode débarquera dans les années à venir… peut-être sur la future PS5, qui sait ?

Testé sur PS4, Aucune problème de fluidité ou de bug à signaler 60 FPS et Full HD constant. Cependant, la PS4 est clairement pousser dans ses retranchements avec le ventilateur qui turbine à plein régime.

Horizon Zero Dawn
Battlefield 1
DéveloppeursGuerilla Games
EditeurSony
PlatformePS4
Date de sortie01 Mars 2017
GenreAction RPG
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Horizon Zero Dawn : Un savant mélange d’action-RPG parfaitement dosé
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