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« Je sais que tu sais » – 5 façons d’aider les personnes aphasiques à communiquer

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L’aphasie a fait la une des journaux la semaine dernière lorsque la famille de l’acteur Bruce Willis a annoncé qu’il se retirait de sa carrière en raison de difficultés de communication. La semaine dernière également, l’interprète Lady Gaga a été félicitée pour son approche favorable à la co-présentation d’un Oscar avec la grande hollywoodienne Liza Minnelli, qui a déjà lutté contre l’encéphalite et a exprimé sa confusion quant à ce qu’il fallait dire sur scène.

Les personnes atteintes d’aphasie disent que le manque de sensibilisation à la condition est l’un des plus grands obstacles auxquels elles sont confrontées. Deux exemples très médiatisés de difficultés de communication – l’un impliquant un diagnostic d’aphasie et l’autre présentant des symptômes similaires – présentent une opportunité.

L’aphasie est la perte d’accès au langage due à des lésions cérébrales, le plus souvent à la suite d’un accident vasculaire cérébral, mais également causée par une lésion cérébrale traumatique, des tumeurs et un type de démence appelé aphasie progressive primaire. C’est une condition frustrante et isolante, qui fait dérailler les conversations et a un impact sur les relations avec la famille et les amis.

Mais il existe des moyens d’aider ceux que nous aimons à communiquer. Voici cinq idées à retenir :

1. Reconnaître la capacité

L’aphasie affecte le langage, pas l’intellect. Aura Kagan de l’Institut canadien de l’aphasie a inventé l’expression « Je sais que tu sais ». C’était une bouffée d’air frais pour des gens qui avaient l’habitude d’être traités d’incapables parce qu’ils ne trouvaient pas les mots pour s’exprimer.

Reconnaître que les personnes aphasiques restent compétentes et intelligentes pose les bases d’échanges productifs et respectueux.

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2. Associez-vous

Reconnaître que la responsabilité de satisfaire les conversations ne repose pas uniquement sur l’orateur. Il est également partagé par ceux qui communiquent avec eux. Les preuves montrent que lorsque les partenaires de communication reçoivent des informations, des stratégies et un peu de pratique, ils peuvent permettre de bien meilleures conversations.

La formation des partenaires de communication est maintenant couramment offerte par les orthophonistes. Il est également à l’étude pour une utilisation avec des personnes atteintes de démence.

Les stratégies clés de la formation des partenaires de communication comprennent :

  • parler avec votre ton et volume habituels
  • reconnaître les blocages ou les problèmes de communication et essayer de les réparer avec respect, plutôt que de les ignorer
  • écrire des mots clés pour garder le chat sur la bonne voie
  • dessiner ou utiliser des gestes, par exemple, pointer vers un objet ou une personne
  • utiliser des questions oui/non pour confirmer le sens
  • résumer ce qui a été dit à des moments réguliers de la conversation.

3. Respectez le droit humain à communiquer

La communication est une partie essentielle et intégrale de l’être humain. Nous exprimons nos personnalités, nos histoires, nos aspirations et nos réalisations à travers le langage parlé ou écrit. La communication est reconnue comme un droit humain, et sans elle, la qualité de la vie en souffre.

Humaniser notre approche de l’aphasie – c’est-à-dire répondre aux besoins humains subtils et empathiques, et pas seulement aux bases de la survie – a le potentiel de soutenir et de valider la personne aphasique et de transformer les services de santé.

4. Garantir l’accessibilité

Tout ce que nous faisons est médiatisé par la langue : lire les informations, utiliser les transports en commun, acheter un café, utiliser un smartphone, discuter avec des collègues ou des amis pendant le déjeuner, négocier avec la bureaucratie, acheter un billet pour un événement sportif ou musical.

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L’accessibilité consiste à garantir que la façon dont la langue est parlée, écrite ou présentée électroniquement n’exclut pas les personnes ayant des difficultés de communication. Des ajustements peuvent modérer la vitesse, la présentation ou la complexité des informations.

Tout comme les personnes qui utilisent des fauteuils roulants devraient pouvoir s’attendre à accéder à une rampe au lieu de faire face à un escalier, les personnes aphasiques devraient avoir droit à une rampe de communication (un autre terme brillant d’Aura Kagan) où une personne ou une agence transmet leurs informations verbales ou écrites. favorable à l’aphasie. Cela peut être particulièrement vital dans les contextes de soins de santé.

5. Inclure les gens dans les conversations et les événements

L’inclusion est ce qui maintient les gens dynamiques et leur donne des opportunités de pratiquer et d’améliorer leur communication. L’aphasie peut être un trouble solitaire, mais avec des aides à la communication, des attitudes positives, de l’amitié, des activités significatives, des groupes communautaires d’aphasie et des opportunités sociales, ce n’est pas nécessaire. Ne laissez pas les gens de côté parce que vous supposez qu’ils pourraient se sentir mal à l’aise. Offrez des choix et ils vous le diront.

La sensibilisation à l’aphasie est essentielle. Bien qu’il soit relativement courant, le mot aphasie n’est pas bien connu et il est difficile d’aborder quelque chose quand on n’a pas de mot pour le décrire. Connaître le terme aide, mais savoir comment aider, c’est encore mieux.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur l’aphasie, la formation des partenaires de conversation et les groupes de conversation communautaires sur l’aphasie en ligne.


Cet article est republié de The Conversation sous une licence Creative Commons. Lire l’article d’origine.La conversation

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