Accueil Santé & Bien-être La libération de cellules immunitaires « frein à main » pourrait-elle aider à renforcer...

La libération de cellules immunitaires « frein à main » pourrait-elle aider à renforcer l’immunité ?

50
∆Foxp3 souris. (A) Résumé de l’infiltration auto-immune dans le pancréas (Panc), la glande salivaire (SG), le rein (Kid), le foie, les poumons et l’intestin (Int) de Casp8 infecté par le LCMV∆Foxp3 (C8∆Foxp3) souris qui ont succombé (malade) ou ont survécu (survivant) jusqu’à la fin du point final expérimental de 139 jours. Chaque cercle représente une souris individuelle, avec des segments correspondant aux organes indiqués dans la légende. (B) Exemple H&E pour le système de notation pour l’histopathologie. Aucune maladie : aucune infiltration détectée ; Maladie bénigne : infiltration périvasculaire/péricanalaire ou destruction des <30% of the tissue; severe disease: extensive infiltration (>30 %) ou une rupture complète du tissu (barres d’échelle : 100 µm). Crédit: Sciences Immunologie (2022). DOI : 10.1126/sciimmunol.abn8041″ width= »583″ height= »405″>

Les chercheurs de WEHI ont trouvé un moyen de suralimenter les cellules immunitaires qui pourraient leur permettre d’éliminer plus rapidement les maladies et les infections.

Les lymphocytes T sont des cellules immunitaires qui aident notre corps à combattre les maladies en recherchant et en détruisant les cellules malsaines. Les lymphocytes T régulateurs, ou cellules Treg, freinent les lymphocytes T, les empêchant de mal se comporter et d’attaquer les tissus sains de l’organisme.

Les chercheurs ont maintenant découvert un moyen de relâcher le « frein à main » que les cellules Treg ont sur les cellules T normales et de les mettre intentionnellement en surcharge. La levée de cette contrainte pourrait amplifier la réponse des lymphocytes T et conduire à de meilleures options de traitement pour les cancers et les infections, où les patients bénéficieraient d’une élimination rapide des cellules malsaines.

La recherche, dirigée par le Dr Charis Teh, Simon Preston, le professeur agrégé Daniel Gray et le professeur Marc Pellegrini, est publiée dans Sciences Immunologie.

Réponse boostée

L’équipe a bloqué l’activité d’une enzyme dans les cellules Treg pour évaluer son rôle dans la réponse immunitaire. Ils ont découvert que l’enzyme, connue sous le nom de caspase-8, contrôlait la survie des cellules Treg d’une manière qui dépendait de l’environnement immunitaire.

La restriction de l’enzyme dans des environnements sains a permis aux cellules Treg de survivre et de s’accumuler. Mais lorsqu’ils ont bloqué la caspase-8 dans les cellules Treg lors d’une infection, cela a déclenché une forme de mort cellulaire appelée nécroptose.

Le professeur agrégé Daniel Gray a déclaré que l’inhibition de la caspase-8 dans les cellules Treg est une étape critique qui libère leur retenue des cellules T. « La libération de ce » frein à main « aiderait grandement les patients à lutter contre certaines conditions débilitantes, telles que les infections chroniques, car les cellules T sont alors capables de faire des heures supplémentaires pour réduire ou éliminer l’infection. Mais il existe un risque lorsque trop de cellules Treg meurent, car cela peut entraîner des maladies auto-immunes comme le diabète et la sclérose en plaques.

« Savoir où la réponse immunitaire peut être suralimentée à un niveau qui stimulera l’immunité, mais ne causera pas de maladie auto-immune, fera partie intégrante de l’avancement de nouvelles immunothérapies à l’avenir. Les résultats de nos recherches rapprochent le domaine scientifique de l’établissement de ce seuil.

Une fenêtre thérapeutique

En testant un médicament approuvé cliniquement sur des cellules Treg humaines, les chercheurs ont découvert qu’elles mouraient plus facilement que les cellules T normales. Cette découverte a identifié une « fenêtre thérapeutique » où les cellules Treg pourraient être ciblées pour la mort tout en épargnant les cellules T normales.

« Si nous devions cibler correctement la caspase-8 dans les cellules Treg, nous pourrions temporairement réduire leur suppression sur le système immunitaire pour permettre une meilleure défense contre certaines infections et cancers », a déclaré le Dr Teh. « Nos découvertes ont révélé un nouveau rôle pour cette enzyme qui pourrait être exploitée pour affiner l’équilibre de la réponse immunitaire aux agents pathogènes, au cancer et aux cellules saines et normales. »


Article précédentLes scores de risque polygénique identifient les individus à haut risque d’ascendance européenne et asiatique, mais moins d’ascendance africaine
Article suivantUne nouvelle technologie offre une nouvelle voie pour prévenir la mort neuronale due à un AVC