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La première définition de recherche pour « Long COVID » chez les enfants et les jeunes a été officiellement approuvée

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La première définition de recherche de ce que l’on entend par COVID-19 post-aiguë, surnommée «Long COVID» chez les enfants et les jeunes, a été officiellement convenue, révèle une étude historique acceptée pour publication dans le Archives de maladies infantiles.

La définition complète étroitement celle proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Long COVID chez les adultes, et si elle est largement adoptée, elle contribuera considérablement à renforcer la base de preuves sur cette condition débilitante, affirment les chercheurs.

La multitude de définitions actuellement utilisées, qui diffèrent toutes par le nombre, le type et la durée des symptômes, a contribué aux très grandes variations signalées de la prévalence estimée du long COVID chez les enfants de 1% à 51%. Cela a entravé les efforts de recherche à ce jour.

Une définition appliquée de manière cohérente de Long COVID permettra aux chercheurs de comparer et d’évaluer de manière fiable les études sur la prévalence, l’évolution de la maladie et les résultats, fournissant une image plus précise de l’impact réel de la maladie, expliquent les chercheurs.

Un consensus a été atteint parmi un panel représentatif de 120 experts internationaux qualifiés dans la prestation de services (47), la recherche (50) et l’expérience vécue (23), après un examen minutieux de 49 déclarations dont chacune a été notée de 1 à 9, en fonction de leur importance perçue.

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Ces déclarations ont été séquentiellement réduites en trois phases (processus Delphi), la sélection finale de 5 étant discutée lors d’une réunion de consensus virtuelle. Ces déclarations ont ensuite été examinées par un panel de huit jeunes de 11 à 17 ans touchés par Long COVID pour parvenir à un accord final.

Les déclarations incluses pour une définition de recherche de Long COVID chez les enfants et les jeunes étaient les suivantes :

  • Affection dans laquelle un enfant ou un adolescent présente des symptômes (dont au moins un est un symptôme physique) qui :
  • Avoir continué ou développé après un diagnostic de COVID-19 (confirmé par un ou plusieurs tests COVID positifs)
  • Impact sur leur bien-être physique, mental ou social
  • interfèrent avec certains aspects de la vie quotidienne (par exemple, l’école, le travail, la maison ou les relations) et
  • Persister pendant une durée minimale de 12 semaines après le test initial de COVID-19 (même si les symptômes ont augmenté et diminué au cours de cette période)
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Ceux-ci se traduisent par : « La condition post-COVID-19 survient chez les jeunes ayant des antécédents d’infection confirmée par le SRAS CoV-2 [the virus responsible for COVID-19 infection], avec au moins un symptôme physique persistant pendant une durée minimale de 12 semaines après le test initial qui ne peut être expliqué par un autre diagnostic. Les symptômes ont un impact sur le fonctionnement quotidien, peuvent continuer ou se développer après l’infection au COVID-19, et peuvent fluctuer ou rechuter avec le temps. »

Les chercheurs soulignent la nécessité de faire la différence entre une définition de cas clinique et une définition de recherche de Long COVID.

« Il est compréhensible que les groupes de patients représentant les personnes atteintes de Long COVID s’inquiètent d’une définition qui pourrait restreindre l’accès aux services nécessaires. À notre avis, la décision de savoir si un enfant ou un jeune peut voir un professionnel de la santé, accéder à tout soutien nécessaire , ou être référé, étudié ou traité pour un long COVID devrait être une décision partagée impliquant le jeune, ses soignants et ses cliniciens.


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