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L’APA appelle à une approche de la santé de la population pour résoudre les problèmes critiques de la société

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Selon l’American Psychological Association, les psychologues devraient adopter une approche axée sur la santé de la population dans leur travail, en se concentrant sur la santé de communautés entières et en tenant compte de facteurs tels que le revenu, l’éducation, la culture et l’environnement. Une approche axée sur la santé de la population met l’accent à la fois sur la promotion de la santé et sur la réduction des inégalités en matière de santé au sein des populations.

« Cette approche utilise la science psychologique et des mesures d’identification précoce fondées sur des preuves et des interventions préventives pour améliorer la santé, le développement et le fonctionnement de l’ensemble de la population », selon une politique adoptée le 25 février par le Conseil des représentants de l’APA. « Pour que les modèles de santé de la population soient plus efficaces, les chercheurs, les praticiens, les éducateurs et les étudiants en sciences de la psychologie devraient être activement engagés dans la recherche/développement, la conception, la mise en œuvre, le fonctionnement et l’évaluation de ces systèmes et initiatives. »

La santé de la population implique une approche à plusieurs niveaux qui comprend : 1) la fourniture universelle d’outils de prévention et la promotion de la santé ; 2) surveillance, conseils préventifs et intervention précoce pour les personnes présentant des facteurs de risque de problèmes de santé physique, mentale et de toxicomanie ; et 3) des soins spécialement adaptés aux personnes souffrant de maladie et / ou d’aggravation de la santé physique et de la détresse mentale, indique-t-il.

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De nombreux problèmes de santé publique, notamment l’obésité, la violence, les traumatismes et la toxicomanie, impliquent des composantes psychologiques. Pour que les modèles de santé de la population soient les plus efficaces pour résoudre ces problèmes, les psychologues « devraient collaborer activement avec les communautés et les organisations engagées dans leur conception, leur recherche, leur mise en œuvre, leur fonctionnement et leur évaluation », indique la politique.

La nécessité d’une approche axée sur la santé de la population repose sur au moins trois hypothèses, indique la politique.

« Premièrement, la santé et la santé mentale ne sont pas dichotomiques, mais plutôt inextricablement liées ; deuxièmement, la plupart des individus éprouvent un stress et une détresse psychologiques à un moment de leur vie qui affectent négativement leur qualité de vie, et la répartition des risques varie considérablement d’une population à l’autre ; et troisièmement, le risque de maladies physiques ou mentales graves ou chroniques des individus ne peut être considéré isolément du risque de maladie pour la population à laquelle ils appartiennent. »

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La nouvelle politique demande à l’APA d’éduquer les psychologues et les partenaires communautaires sur la santé de la population. Il appelle les psychologues eux-mêmes à travailler à travers et au sein des systèmes affectant la santé physique et mentale. Et il demande instamment une intervention précoce et un travail « en amont » – avant que les gens n’aient un diagnostic de santé mentale – pour empêcher les gens d’atteindre une crise.

« Les psychologues sont des partenaires essentiels et routiniers dans le développement, la promotion et la diffusion de solutions fondées sur des preuves à ces défis. » il est dit. « En tant que contributeurs essentiels à ces efforts, les psychologues reconnaissent que de telles solutions doivent être adaptées et alignées sur les plans culturel et linguistique avec les besoins spécifiques de la communauté. »


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