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Le programme d’approvisionnement en opioïdes plus sûrs montre de meilleurs résultats pour les personnes à haut risque de surdose

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Selon une nouvelle étude publiée dans Journal de l’Association médicale canadienne (CMJA). Ces programmes peuvent aider à résoudre la crise dévastatrice des surdoses d’empoisonnement aux drogues au Canada.

La crise des surdoses d’opioïdes est une préoccupation majeure en matière de santé publique, avec plus de 29 000 décès liés aux opioïdes survenus au Canada de 2016 à 2021, principalement dus à des intoxications médicamenteuses causées par des niveaux élevés et imprévisibles de fentanyl dans l’approvisionnement non réglementé en médicaments. La pandémie de COVID-19 a aggravé la crise des surdoses, et des programmes d’approvisionnement plus sûrs ont été proposés comme une intervention potentielle qui pourrait aider à faire face à la crise.

Les programmes d’approvisionnement en opioïdes plus sûrs visent à réduire les méfaits en fournissant des opioïdes sur ordonnance aux personnes à haut risque de surdose comme alternative à l’utilisation de fentanyl provenant de l’approvisionnement en médicaments non réglementés. L’hydromorphone à libération immédiate est le plus souvent prescrite – distribuée quotidiennement et fournie sous forme de doses à emporter. Certains programmes offrent également des services de santé et des soutiens sociaux supplémentaires, tels que des soins primaires complets, des traitements pour des conditions médicales et l’accès à des travailleurs sociaux.

Cependant, les preuves publiées sur les impacts réels des programmes SOS font défaut.

Pour comprendre l’impact d’un tel programme, les chercheurs ont examiné les résultats pour la santé, l’utilisation des services de santé et les coûts des soins de santé associés à l’introduction du premier programme SOS officiel au Canada, lancé au London InterCommunity Health Centre (LIHC) à London, en Ontario, en 2016. Ils ont examiné les données de 82 clients du programme pour voir comment leurs résultats de santé ont changé après le début du programme et ont comparé leurs résultats à ceux des résidents locaux diagnostiqués avec un trouble lié à l’utilisation d’opioïdes qui n’ont pas été exposés au programme. Parmi les participants au programme, les chercheurs ont constaté une diminution rapide des visites aux urgences, des hospitalisations (y compris les hospitalisations pour certaines infections bactériennes associées à l’utilisation de drogues injectables) et des coûts des soins de santé (excluant les coûts liés aux soins primaires et aux médicaments) après le début du programme.

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« Ces impacts positifs ont été constatés très rapidement après l’entrée dans le programme », a déclaré l’auteur principal, le Dr Tara Gomes, Unity Health Toronto et ICES, Toronto, Ontario. « Nous n’avons pas observé de changements similaires dans un groupe apparié de personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation d’opioïdes non inscrites au programme, ce qui suggère que ces changements observés chez les clients d’approvisionnement plus sûrs étaient dus à la participation au programme et n’étaient pas influencés par des facteurs extérieurs. »

L’âge moyen des personnes participant à l’étude était de 41 ans et 40 % étaient des hommes. Les taux élevés de VIH (34 %), d’hépatite C (69,5 %) et de complications infectieuses (28 %) au cours de l’année précédant l’inscription suggèrent que le programme atteint un groupe de personnes qui ont connu de graves complications médicales liées à la consommation de drogues.

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Aucun décès lié aux opioïdes n’est survenu parmi les participants à SOS au cours de la période d’étude de 6 ans.

« Des inquiétudes ont été soulevées au sujet des programmes SOS, et les améliorations dans l’utilisation des services de santé et l’absence de résultats négatifs détectés chez les clients fournissent une assurance importante quant à la sécurité de ces programmes », a déclaré la Dre Gillian Kolla, de l’Institut canadien de recherche sur l’usage de substances, Université de Victoria, Victoria, Colombie-Britannique. « Il est important de noter que le programme de London offre également des soins primaires complets et des soutiens sociaux aux clients d’approvisionnement plus sûrs, il sera donc important que les recherches futures examinent l’impact des différents éléments du programme sur les résultats des clients. »

Les auteurs notent que davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre les avantages et les risques potentiels des programmes SOS, mais ce travail initial suggère des avantages positifs pour les participants.

« Nos résultats fournissent des preuves préliminaires que les programmes SOS peuvent jouer un rôle important dans l’expansion des options de traitement et de réduction des méfaits disponibles pour les personnes qui consomment des drogues à haut risque d’intoxication médicamenteuse », concluent les auteurs.


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