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Les personnes âgées défavorisées sont confrontées à un risque accru de fonctionnement et de déclin cognitif après leur admission aux soins intensifs

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Une analyse rétrospective a révélé que les personnes âgées défavorisées sur le plan socio-économique courent un plus grand risque de déclin de la fonction et de la cognition après une hospitalisation en unité de soins intensifs (USI) que les personnes âgées favorisées sur le plan socio-économique. Ces résultats soulignent la nécessité d’accorder la priorité aux personnes âgées à faible revenu dans les efforts de réadaptation et de rétablissement après une maladie grave. L’étude est publiée dans Annales de médecine interne.

Les personnes âgées sont plus vulnérables à l’apparition ou à l’aggravation de déficiences fonctionnelles, cognitives et mentales après une maladie grave, également connue sous le nom de syndrome de soins post-intensifs (PICS). Le nombre d’adultes âgés qui survivent à un séjour en soins intensifs devrait augmenter dans la population vieillissante avec l’amélioration de la survie après une maladie grave et la pandémie actuelle. Cependant, l’équité dans les résultats des patients après les séjours en soins intensifs n’a pas été examinée.

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Des chercheurs de la Yale School of Medicine ont comparé le déclin de la fonction, de la cognition et de la santé mentale entre les bénéficiaires de Medicare et Medicaid à double inscription et leurs homologues non éligibles. Les personnes âgées à double inscription sont connues pour avoir un plus grand fardeau de maladies chroniques et de moins bons résultats de santé pour de nombreuses conditions par rapport aux bénéficiaires non éligibles à la double assurance-maladie.

Les auteurs ont analysé les données de 641 patients tirées de la National Health and Aging Trends Study (NHATS), une enquête nationale longitudinale auprès des bénéficiaires de Medicare âgés de 65 ans et plus. Après avoir effectué des analyses statistiques, les auteurs ont découvert que le désavantage socio-économique était associé à un déclin de la fonction et de la cognition, mais pas aux symptômes de dépression et d’anxiété après la sortie d’une unité de soins intensifs.

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Après avoir pris en compte les facteurs de risque tels que l’âge, la fragilité, la comorbidité et l’invalidité pré-USI, les auteurs ont constaté que les bénéficiaires à double admissibilité développaient un fardeau d’invalidité de près de 30 % supérieur à celui de leurs homologues non à double admissibilité. Les auteurs ont également constaté que même après ajustement pour les facteurs de confusion, les bénéficiaires à double admissibilité avaient près de 10 fois plus de risques de déclin cognitif après une hospitalisation en soins intensifs que les bénéficiaires non à double admissibilité. Selon les auteurs, les symptômes de santé mentale post-USI semblaient être motivés par la santé mentale avant l’USI, bien que les symptômes soient pires chez les bénéficiaires à double inscription.


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