Accueil Santé & Bien-être L’hydrocortisone ne prévient pas les complications pulmonaires chez les nourrissons extrêmement prématurés

L’hydrocortisone ne prévient pas les complications pulmonaires chez les nourrissons extrêmement prématurés

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Selon une recherche financée par les National Institutes of Health, l’hydrocortisone n’est pas plus efficace que le placebo pour prévenir les dommages pouvant résulter de l’oxygénothérapie et de la ventilation nécessaires pour maintenir en vie les prématurés. L’étude d’un traitement potentiel de la maladie, connue sous le nom de dysplasie broncho-pulmonaire, apparaît dans le Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre.

Ces dernières années, l’hydrocortisone a été considérée comme un substitut à la dexaméthasone, un médicament largement utilisé dans la prévention de la dysplasie bronchopulmonaire. Les deux médicaments inhibent l’inflammation que l’on pense contribuer au trouble borderline, mais des études animales ont suggéré que l’hydrocortisone aurait moins d’effets sur le cerveau en développement. Les nourrissons nés avant terme ont des taux de mortalité et d’invalidité plus élevés.

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L’étude a recruté 800 nourrissons nés avant la 30e semaine de grossesse qui avaient été sous ventilateur pendant au moins sept jours. De 14 jours à 28 jours, en plus de recevoir des soins standard et un traitement par ventilateur, les nourrissons ont été répartis au hasard pour recevoir soit de l’hydrocortisone, soit un placebo. Parmi les nourrissons traités à l’hydrocortisone, 16,6 % ont survécu jusqu’à 36 semaines sans dysplasie bronchopulmonaire modérée ou sévère, ce qui ne différait pas significativement des 13,2 % du groupe placebo. Le taux de déficience neurodéveloppementale ne différait pas significativement entre les groupes (36,9 % contre 37,3 %). Le groupe hydrocortisone était plus susceptible d’avoir besoin d’un traitement médicamenteux pour l’hypertension que le groupe placebo (4,3 % contre 1,0 %).


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