L’Académie Goncourt a dévoilé, le 27 octobre 2026, les quatre romans qui restent en compétition pour son prix. Le nom du lauréat sera annoncé le 3 novembre au restaurant Drouant, à Paris. Cette ultime sélection écarte notamment Nous aussi d’Anne Godard et Le fabuleux piano de Sonia Devillers, deux livres qui figuraient parmi les succès de la rentrée littéraire.
Quatre romans, quatre univers
Les jurés ont retenu les titres suivants :
- L’inconnue du Quai de Javel, de Philippe Jaenada, publié par Flammarion ;
- La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel, chez Gallimard ;
- Choses que je croyais perdues, de Clémentine Mélois, également publié par Gallimard ;
- De l’autre côté du lac, de Sylvain Prudhomme, paru aux éditions de Minuit.
Les quatre ouvrages abordent des sujets différents. Le livre de Philippe Jaenada revient sur l’assassinat de Louise Cansot, commis à Paris en septembre 1949, ainsi que sur le classement sans suite de l’enquête quelques semaines plus tard. Celui de Sylvain Prudhomme se déroule dans les Alpes et associe réflexion sur la place de la nature et intrigue policière. Les romans de Yannick Haenel et Clémentine Mélois complètent cette sélection.
Une sélection après deux tours
Le processus avait commencé avec 15 romans, avant une deuxième liste de huit titres. Les neuf jurés de l’Académie Goncourt ont ensuite établi cette sélection finale. Philippe Jaenada et Yannick Haenel figurent parmi les auteurs les plus présents dans les ventes de la rentrée, tandis que les livres de Sylvain Prudhomme et Clémentine Mélois ont reçu un accueil favorable de la critique.
Les quatre maisons d’édition des finalistes appartiennent au groupe Madrigall, holding familiale présidée par Antoine Gallimard. Le groupe avait déjà obtenu le prix en 2025 avec La Maison vide de Laurent Mauvignier, publié chez Minuit. Le roman s’est vendu à près de 640 000 exemplaires en librairie, selon l’Agence France-Presse.
Le précédent Thélyson Orélien
Cette édition a aussi été marquée par le retrait, en septembre, de C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien. L’Académie avait supprimé le roman de sa première sélection après des accusations de plagiat et des soupçons d’utilisation de l’intelligence artificielle visant son auteur, qui les a contestés concernant l’écriture. Le verdict du Goncourt 2026 doit désormais départager les quatre romans encore en compétition.