Avec « Soulèvement », Angelin Preljocaj inscrit la danse contemporaine dans le tumulte des mobilisations sociales, politiques et écologiques. Présentée au Théâtre de la Ville, à Paris, jusqu’au 7 novembre 2026, cette nouvelle pièce réunit douze danseurs dans une fresque où les corps se dressent, se heurtent et s’étreignent.
Le chorégraphe s’appuie sur un mot dont la portée dépasse le seul cadre du spectacle. Le « soulèvement » évoque ici les manifestations et les conflits qui traversent l’actualité, en France comme en Albanie, pays des parents d’Angelin Preljocaj. La pièce a été présentée en octobre à Tirana, sur fond de « révolution des flamants roses ».
Une danse traversée par les images de l’histoire
La création fait entrer sur scène plusieurs références aux luttes collectives. Des projections évoquent notamment le Front populaire et le combat contre l’apartheid en Afrique du Sud. Les interprètes composent également avec des drapeaux, des fumigènes et des mouvements qui donnent une forme physique à la confrontation.
Selon Le Monde, certains tableaux adoptent une dimension didactique et la violence des affrontements constitue l’un des motifs récurrents du spectacle. Le quotidien relève toutefois une incarnation plastique saisissante, portée par l’engagement du groupe et par une danse traversée d’un souffle épique.
La partition électro d’Irène Drésel
La musique occupe une place centrale dans cette construction scénique. Irène Drésel signe une partition électro décrite par Le Monde comme une force qui accompagne les mouvements, entre tension et relâchement. Elle nourrit une écriture chorégraphique dense, que le quotidien présente comme savante et parcourue d’un frisson profond.
- Chorégraphe : Angelin Preljocaj
- Distribution : douze danseurs
- Musique : Irène Drésel
- À Paris : Théâtre de la Ville, jusqu’au 7 novembre 2026
Rattrapé par les événements auxquels il se confronte, « Soulèvement » met ainsi en regard les images de révoltes passées et les mouvements de contestation contemporains. La pièce avait auparavant été accueillie à Tirana en octobre, avant sa présentation parisienne au Théâtre de la Ville.