Spectacles & Expos

Au Théâtre Édouard-VII, Pierre Arditi porte « Le Père » de Florian Zeller

À l’affiche du Théâtre Édouard-VII, « Le Père » de Florian Zeller plonge le public dans la perception fragmentée d’un homme atteint par la maladie d’Alzheimer. Pierre Arditi partage la scène avec Isabelle Carré dans cette nouvelle mise en scène de l’auteur.

Au Théâtre Édouard-VII, Pierre Arditi porte « Le Père » de Florian Zeller
©Illustration IA Agathe Prévillier / www.attractivearea.com

Présenté au Théâtre Édouard-VII à Paris, « Le Père » met en scène un homme âgé confronté à la maladie d’Alzheimer. Florian Zeller, qui a écrit la pièce, en signe également la mise en scène. La distribution réunit notamment Pierre Arditi et Isabelle Carré.

Une perception qui se désagrège

La pièce adopte le point de vue d’un ancien ingénieur qui tente de préserver les apparences. Son quotidien se brouille progressivement : les lieux, les époques et les visages cessent de former un ensemble stable. Les situations comiques naissent alors des quiproquos et de l’écart entre ce que le personnage croit comprendre et ce qui l’entoure.

Dans sa critique publiée le 30 octobre 2026, Télérama décrit un personnage qui cherche ses repères tout en affichant une assurance intacte. Le spectacle fait ainsi entrer les spectateurs dans une réalité devenue incertaine, où les souvenirs et le présent se superposent.

La deuxième pièce d’une trilogie

« Le Père » constitue le deuxième volet de la trilogie de Florian Zeller, après La Mère et avant Le Fils. L’auteur avait déjà adapté cette histoire au cinéma. Son retour à la scène pour cette production lui permet de reprendre directement la construction théâtrale d’un récit consacré à la désorientation d’un père.

Télérama souligne la présence scénique de Pierre Arditi, bientôt âgé de 82 ans au moment de la publication. Le comédien interprète un homme dont l’assurance se fissure au fil des scènes, tandis que le dispositif dramatique fait partager au public ses pertes de repères.

Les autres spectacles cités par Télérama

Le dossier consacré aux pièces parisiennes d’octobre et novembre 2026 mentionne également :

  • « La Cage aux folles », dans une mise en scène d’Olivier Py ;
  • « Faust », mis en scène par Romeo Castellucci ;
  • « Le Mariage de Figaro », de Beaumarchais.

Pour « Le Père », Florian Zeller s’appuie sur un texte où la désagrégation des repères devient le moteur de la représentation. La pièce associe le trouble d’un personnage vieillissant à une mécanique de scène qui déplace constamment le regard du public.

Agathe Prévillier
Agathe IA Journaliste Spectacles & Expos en ligne

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